La ville de Kourou
Devise :
"COURROUX PASSE, MALHEUR FINI TOUT QUAND ON OEUVRE"
Les armoiries de la ville représentent, dans la bande oblique, un toucan ou "gros bec", qui symbolise la faune ailée. Le bagne, qui a existé à Kourou et aux îles, y est rappelé par un forçat portant une charge. La fleur de lys et les serpents représentent quant à eux la royauté et la possession.
La commune de Kourou fut habitée jusqu'à la fin du 17e siècle par des Galibis. Le 26 décembre 1710, jour de la Saint-Etienne, les Galibis de la mission de Kourou furent baptisés à l'église Saint Nicolas de Cayenne. Vers 1713, les jésuites s'installent à Kourou. Les pères Lombard et Creuilly firent élever dans le bourg une église qui, commencée en 1726 fut achevée en 1728. Les Jésuites mirent en valeur Guatémala en créant de nombreuses cultures vivrières. En 1744, le savant Charles Marie de la Condamine (1701-1774) fit des expériences sur la vitesse du son sur un des monts de Kourou, montagne qui porte son nom. Lors de la dissolution de la Compagnie de Jésus en 1762, la mission de Kourou fut abandonnée par les Pères et en 1763 les ingénieurs Mentelle et Tugny tracèrent le plan de la ville projetée autour de l'église. A cette date, on construisit les carbets pour la réception des colons venus de France.
En effet, en 1763, le gouvernement français conçut, apres la perte du Canada, une grande expédition vers la Guyane. Cette expédition confiée a Choiseul envoya à Kourou 12.000 colons venus principalement de Lorraine et d'Alsace . Cette expédition débarqua à Kourou et aux îles du Salut appelées à cette époque îles du Diable. Les mauvaises conditions d'hébergement et la maladie décima rapidement la colonie. Les rescapés s'installèrent à Sinnamary et d'autres allèrent se réfugier aux îles du Salut (d'où leurs noms). En 1854, l'Administration pénitentiaire créa aux roches de Kourou un important pénitencier. Tous les bâtiments qui se trouvaient sur cette partie de la commune de Kourou ont été demolis et remplacés par un hôtel. Seules demeurent la Tour Dreyfus, sur un rocher, face aux îles du Salut, et la petite Fontaine près des palmiers moukayas.



